Confessions écologiques : 3 leçons pour bien démarrer la semaine

Confessions écologiques

On a tous en nous une certaine sensibilité écologique. Ne serait-ce parce qu’enfant, nos parents nous ont souvent répété de ne pas laisser couler l’eau du robinet, d’éteindre les lumières en quittant une pièce – ou la télé, quand on avait fini de la regarder. De ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre et de terminer (au maximum) nos assiettes. D’éviter le gaspillage… Bref, à chaque famille ses injonctions qui finissent par nous suivre, plus ou moins consciemment, tout au long de notre vie. C’est ancré en nous. Ca fait aussi partie de notre éducation familiale.

L’eau, pour moi, est un point sensible. Peut-être parce quelques mois après ma naissance, je suis partie vivre dans une région désertique. J’ai dû avoir soif ; mes tous premiers mots furent : « A boire » (… de l’eau, pas du rouge 😉). Plus tard, j’ai à nouveau déménagé dans des pays où l’eau était rare. En Inde, par exemple, des citernes venaient régulièrement à la maison alimenter notre réservoir d’eau. L’eau de pluie était récoltée sur les toits et servait pour les bains (il fallait d’ailleurs qu’on laisse couler l’eau avant d’y entrer : quand elle ne sortait pas rouge-marronâtre, s’y glissaient parfois lézards, petits serpents et autres bébêtes sympathiques… #véridique).

Par ailleurs, dès le plus jeune âge, mon grand-père insistait beaucoup sur le fait de ne pas se brosser les dents en laissant le robinet ouvert. Au lycée, le prof nous avait fait un topo qui m’avait marquée : l’eau, c’était comme du pétrole. Un jour, on risquait de se battre pour en avoir.

L’eau, c’est la vie. Je me bats au quotidien pour ne pas la gaspiller. Et pourtant, j’adore prendre des bains ; et j’en prends souvent. Qu’est-ce que j’y peux ? L’eau m’apaise. Rentrer dans ma baignoire vide et laisser l’eau progressivement monter. Entendre le bruit de l’eau s’écouler, ressentir l’effet liquide et chaud sur ma peau, les ondes se propager quand je bouge légèrement. Quel moment délicieux, réconfortant, rien qu’à moi durant lequel je bouquine, je joue à un jeu débile sur mon téléphone en laissant mes pensées s’évader. Parfois je regarde une série, un bout de film. Et d’autres, je me contente juste de fermer les yeux, de me reposer et d’en profiter.

Ah bah bravo… Bonjour l’exemple !

Aille, je sais. Me voilà confrontée à un réel cas de dissonance cognitive : je sais que ce n’est pas bien, et pourtant je le fais.

Leçon n° 1 : Je ne suis pas parfaite… mais je vais de l’avant. La théorie des petits pas.

Et non, je ne suis pas parfaite. Je ne pratique pas le zéro déchet, ne fais pas encore toutes mes courses dans des magasins bio ou en AMAP, achète encore des aliments bio dans des contenants en plastique, ou des vêtements qui ne sont pas systématiquement issus de filière éco-responsables. ET JE PRENDS DES BAINS !!

Mais j’en suis profondément consciente et, tous les jours, j’agis : j’essaie de faire un petit pas de plus vers une démarche qui se veut davantage écocitoyenne.

Dernier exemple en date : hier j’ai acheté des ronds de serviette. Objectif : réduire drastiquement ma consommation de sopalin. Oui, ça peut paraître ridicule mais quand on a un fils qui utilise systématiquement son pantalon et son pull comme serviette et renverse la moitié de son assiette/verre à chaque repas, le rouleau d’essuie-tout a toute sa place sur la table. Bonne nouvelle : nous avons donc maintenant de jolis ronds de table. Il n’y a plus qu’à passer chez ma grand-mère récupérer des serviettes – des modèles d’antan, en tissus épais, du genre increvable.

agenda ecocitoyen pour la famille

Certes, dans la lutte contre le réchauffement climatique, c’est dérisoire, mais pour moi, c’est énorme ! Une autre petite victoire, que je note sur un bullet journal, qui contribue à ma (grande) satisfaction personnelle : j’ai agi. Et je m’aperçois, au fur et à mesure que je parcoure les pages de mon journal, à quel point mes actions sont de plus en plus significatives et impactantes.

Donc, mon conseil : achète-toi un joli carnet pour noter et célébrer tes petites victoires. De mon côté, j’ai « L’Agenda éco-citoyen 2020 pour la famille » (Solar Editions) qui propose chaque semaine des astuces, des recettes et autres infos écoresponsables… parfait les jours où l’on est moins inspiré 😊.

Leçon n°2 : Je commence par me faire plaisir

Si je devais commencer la semaine en me disant : « Bon, maintenant, ça suffit les bains : à partir d’aujourd’hui, que des douches de 2 minutes ! », pas sûre que je tiendrais dans la durée…

Alors, que faire ? Rester dans une démarche de plaisir !

En d’autres termes, il s’agit de débuter par quelque chose qui te procure un réel plaisir et de voir comment tu peux l’aborder sous un angle plus écoresponsable.

C’est la méthode du ‘kif écologique’ 😊

Sur une feuille de papier, note une à trois choses qui te donnent beaucoup de plaisir en ce moment.

Puis, pour chaque élément, écris :

  1. Pourquoi ce kif te procure autant de plaisir ?
  2. En quoi ce kif est déjà en phase avec une démarche écologique ➡️ Good job ! 👍
  3. En quoi, à la fin de la semaine, tu peux faire un petit pas de plus pour améliorer ta démarche écologique ➡️ baby steps 👶
  4. Ton objectif à la fin du mois ➡️ et hop, on va un peu plus loin 🦘

A la fin du mois, fais le bilan. Si tu t’aperçois que tu as été trop ambitieux, no worries : revois juste ton objectif à la baisse. L’idée étant réellement de rester dans le plaisir tout en prenant conscience que tu peux améliorer progressivement, et simplement, tes comportements.

Tableau de kif écologique

Leçon n°3 : Je comprends pourquoi je la fais cette transition écologique

C’est peut-être d’ailleurs pour moi la leçon principale. Quand on réactive sa conscience écologique, qu’on se dit qu’on veut agir davantage, il me semble essentiel de savoir pourquoi ça fait sens pour soi.

Il y a tellement d’occasions de douter, de se dire que « ça ne sert finalement à rien », de moments de dissonance cognitive… Si on ne se recentre pas sur ses motivations personnelles, le risque est alors grand de culpabiliser, de s’auto-flageller, de s’énerver et donc d’abandonner.

Une fois de plus, la notion de plaisir est clef : il s’agit d’apprendre à faire autrement mais en se faisant du bien.

Quelques exemples de « raisons » de le faire, de sens donné à sa transition écologique que j’ai pu rencontrer dans mes échanges :

  • « Pour mes enfants, pour qu’ils puissent vivre leur vie, non pas y survivre »
  • « Parce que je ne conçois pas un monde sans animaux sauvages »
  • « Parce que j’ai peur de l’avenir »
  • « Parce que ma santé, et celles de mes proches, dépend d’une alimentation saine et de qualité »
  • « Pour plus de justice »
  • « Pour une meilleure qualité de vie »
  • « Parce que ce 7eme continent de plastique me révolte »
  • Etc.

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise raison, juste celle qui donne sens à son propre cheminement. Qui ouvre la voie vers un champ d’actions qui redonnent espoir en l’avenir.

Pour conclure ?

Je dirai juste que je suis encore loin d’avoir effectué ma transition écologique. Mais tous les jours, je progresse un peu plus. Les questions de développement personnel m’animent depuis mon adolescence. Je n’ai plus envie de perdre de temps ; j’ai viscéralement besoin d’agir pour un monde meilleur, d’apporter ma pierre à l’édifice. Mon challenge personnel et professionnel est donc aujourd’hui d’amener le plus grand nombre, moi comprise, à concilier bien-être et écologie.

J’espère que tu me suivras dans cette nouvelle aventure !

A bientôt !

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